carreLa récupération des eaux de pluie : une solution simple et durable

L’eau est l'or bleu de demain.
De nombreuses questions sur la ressource en eau potable se posent aujourd'hui sur notre territoire très exposé aux cas de sécheresse. La récupération de l’eau de pluie est une solution simple et durable.

Un travail de professionnel de la plomberie

Les avantages de l’eau pluviale

La récupération de l’eau de pluie, loin d’être contraignante, est aujourd’hui une alternative concrète qui contribue à un effort collectif de protection des ressources naturelles en eau, tout en diminuant réellement la facture de consommation en eau.

L’utilisation d’eau de pluie permet non seulement de profiter d’une eau gratuite mais également de conserver une autonomie en cas de sécheresse ou de restriction à l’usage.

En outre, notre situation géographique favorise l’utilisation de ce procédé, la pluviométrie étant relativement importante en Ile de France.

Principe de fonctionnement

La pluie tombant sur la toiture du bâtiment est canalisée par le réseau de récupération des eaux de pluie vers une bâche de stockage. Une pompe électrique permet ensuite d’acheminer l’eau de la cuve vers l’extérieur (pour l’arrosage des espaces verts par exemple) ou l’intérieur du bâtiment (alimentation des WC, lavage des véhicules, lavage des sols, process industriel…) pour la réutiliser.

L’utilisation de l’eau de pluie est-elle obligatoire ?

Elle n’est pas obligatoire. Cependant, elle fait partie d’une des 14 cibles définies sous la démarche HQE® (Haute Qualité Environnementale) car elle permet d’économiser les ressources en eau potable et de réduire la pollution du milieu naturel. La récupération des eaux de pluie figure également dans les référentiels Passiv Haus et Breeam.
L’obligation de mise en place de cuves de rétention des eaux de pluie se répand et favorise du coup la récupération d’eau de pluie : c’est le cas en France pour le tertiaire neuf ou en Belgique pour toutes les constructions neuves.

L’utilisation de l’eau de pluie est-elle autorisée ?

L’utilisation de l’eau de pluie dans les bâtiments est reconnue officiellement depuis l’arrêté du 21 août 2008 relatif à la récupération des eaux de pluie et à leur usage à l’intérieur et à l’extérieur des bâtiments publié le 29 août au J.O.

Le texte définit une liste positive d’usages de l’eau de pluie récupérée en aval de toitures inaccessibles** :

- l’arrosage des espaces verts,
- le lavage des sols,
- le rinçage des toilettes,
- le lavage du linge admis à titre expérimental et sous réserves.

** une toiture inaccessible est une couverture d’un bâtiment non accessible au public, à l’exception des opérations d’entretien et de maintenance.

L’eau de pluie ainsi collectée peut désormais être utilisée pour les usages domestiques extérieurs au bâtiment. Néanmoins l’arrosage des espaces verts accessibles au public ne peut être effectué qu’en dehors des périodes de fréquentation.

Les usages domestiques intérieurs sont davantage limités, puisque l’eau de pluie ne pourra être utilisée à l’intérieur des bâtiments que pour les sanitaires et le lavage des sols, et ce si les toitures ne sont pas en amiante-ciment ou en plomb.


Qui plus est, toutes ces utilisations domestiques intérieures sont interdites dans :
  • les établissements de santé et établissements, sociaux et médicaux-sociaux, hébergement de personnes âgées,
  • les cabinets médicaux, cabinets dentaires, laboratoires d’analyses de biologie médicale et établissements de transfusion sanguine,
  • les crèches, écoles maternelles et élémentaires.
Les usages professionnels et industriels de l’eau de pluie sont autorisés à l’exception de ceux qui requièrent l’emploi d’eau destinée à la consommation humaine telle que définie au Code de la santé publique.

Des pré-requis techniques

La Direction Générale de la Santé (DGS) précise que l'usage de l'eau de pluie à l'intérieur des bâtiments implique la "création d'un réseau spécifique de canalisations". Il faut donc être "très attentif à la séparation de ces réseaux dès la conception et lors de travaux ultérieurs", ainsi qu'à "leur signalisation visible et explicite". "En cas de connexion, le risque serait double : le risque qu'une personne puisse boire l'eau de pluie et, plus grave, que le réseau public d'eau potable soit contaminé par l'eau de pluie à l'occasion d'une chute de pression".

Le Groupe BALAS propose une solution adaptée à chaque cas

  • Une étude de l’installation : notes de calcul en fonction des besoins requis, des précipitations et de la surface du toit.
  • La conception :
    - des réseaux,
    - du traitement de l’eau par rapport à la qualité exigée (tertiaire ou process industriel spécifique),
    - du réseau d’automates nécessaires, notamment pour le basculement sur eau de ville.
  • La mise en oeuvre du système : Assemblage et marquage des réseaux, filtration sable et traitement chlore, conception de panoplie, bâche et redistribution, pose de compteurs sur eau de ville et sur sortie de cuve.
  • La maintenance des installations.

Quelles sont les contraintes en termes d’entretien ?

  • Afin de faciliter la maintenance, les réservoirs de stockage doivent être accessibles.
  • Un système de trop plein doit permettre d’évacuer le débit maximal d’eau de pluie.
  • La bâche de rétention d’eaux de pluie reste raccordée au réseau eau de ville en cas de manque d’eau de pluie.
  • Le nouvel arrêté du 21 août 2008 exige que la propreté, la signalisation et la déconnexion du réseau d’eau de pluie avec celui d’eau potable soient vérifiées chaque semestre et qu’annuellement les filtres et les cuves de stockages soient nettoyés, le tout enregistré sur un carnet sanitaire. De plus, il est obligatoire d’installer un compteur d’eau à la sortie de la cuve.






Nos références

Usine Macocco : process industriel.
Salle des Marchés de la Société Générale (Nexity) : réalimentation des toilettes.
52 Hoche (Nexity)
AXC St-Dominique (Foncière des 6ème et 7ème)

Etude de cas : la Salle des Marchés de la Société Générale

Sur la Salle des Marchés, une des colonnes est alimentée en EP. L’installation se compose de deux réseaux distincts alimentant les WC de l’opération :
  • un réseau standard d’alimentation branché sur l’eau froide EF du bâtiment,
  • un réseau de 129 WC alimenté par une bâche collectant l’eau pluviale EP, les lavabos restant alimentés sur eau de ville exclusivement. La consommation annuelle de ce réseau est estimée à 5 500 m³/an,

Système de production :

1 bâche EP de 450 m³ (déjà prévue pour la rétention des EP)
Surface de toiture : 7 100m²

Le coût du réseau de récupération des eaux de pluie pour alimenter les WC sur cette opération se décompose ainsi :
- alimentation en eau de la bâche EP : 19 055 €
- colonnes d’alimentation des WC : 79 112 €
- adaptation de la fosse EP dont système de traitement d’eau : 12 734 €

soit un coût total du système de : 110 901 €

Installations alimentées :

Débit total utile : 4 600 m³/an
Débit total récupéré : 2 500 m³/an

Soit 45% de la consommation du bâtiment fournie par l’eau de pluie.