carreLa rénovation de chaufferie, de véritables économies d’énergie

La production de chauffage et d’eau chaude en immeuble collectif, à l’origine au charbon, a évolué pour passer au fioul ou au gaz.

Dans la plupart des cas, ces évolutions se sont faites en conservant les corps de chauffe d’origine, la distribution et les émetteurs, et sans forcément réduire les consommations énergétiques.

Rénover une chaufferie aujourd’hui, c’est non seulement améliorer le confort des occupants, mais c’est aussi l’occasion de faire de véritables économies d’énergie.

Dimensionnement de la chaudière

Dans un premier temps, il convient d’évaluer les besoins énergétiques de l’immeuble et de ses occupants, et de dimensionner la chaudière.
Dans le passé, les installations étaient surdimensionnées en ne tenant compte que des « habitudes » et des « pratiques » à la date de construction. Depuis, le marché s’est métamorphosé et il convient de vérifier les points suivants :

- l’isolation du bâtiment a-t-elle été améliorée ?
- La couverture a-t-elle été rénovée avec une isolation des combles ?
- certaines menuiseries ont-elles été changées pour renforcer l’isolation ?
- certains radiateurs ont-ils été remplacés dans les appartements ?
- les apports en eau chaude sont-ils satisfaisants ?

Au-delà, un audit thermique du bâtiment est recommandé pour envisager une réduction notable des besoins ; en d’autres mots, il ne sert à rien de chauffer les hirondelles. Ce qui peut s’avérer être le cas, si la production d’énergie est dimensionnée en ne vérifiant pas l’étanchéité du bâti.



Economies d’énergie

En termes d’énergie, et au-delà du choix entre gaz et fioul, on peut facilement économiser 30% de la consommation antérieure grâce à trois types de matériels dont l’efficacité est avérée et la fiabilité éprouvée depuis plusieurs années :

- la chaudière à condensation, lorsque la configuration technique des installations anciennes le permet, est un facteur de gain d’énergie appréciable. Elle peut être complétée par une chaudière d’appoint qui ne fonctionnera qu’en période très froide.

- les pompes à débit variable, permettent de ne faire circuler dans les boucles d’eau que les quantités d’eau nécessaires, ce qui réduit leur consommation énergétique par rapport aux anciennes pompes à débit constant. De plus, elles s’adaptent parfaitement aux installations équipées de robinets thermostatiques.

- la régulation électronique permet là encore d’adapter le fonctionnement des installations et donc leur consommation, aux besoins du bâtiment et des ses habitants. On pourra par exemple avoir une régulation différente selon que les circulations desservent les appartements situés sur la façade sud ou nord d’un immeuble.

- des vannes automotrices de pieds de colonnes permettent une optimisation du débit et de la vitesse du chauffage en fonction de l’ouverture et de la fermeture des robinets de radiateurs.

- un calorifuge des canalisations en parties communes et dans les circulations de caves permet également de générer des économies d’énergie.


La rénovation de chaufferie
La rénovation de chaufferie
La rénovation de chaufferie
La rénovation de chaufferie
La rénovation de chaufferie
La rénovation de chaufferie
La rénovation de chaufferie
La rénovation de chaufferie
La rénovation de chaufferie
.

Hygiène et santé
Peu pris en compte auparavant, le risque de propagation de la légionellose sera maîtrisé lors de la rénovation d’une chaufferie :

- en maintenant la boucle d’eau chaude sanitaire à une température supérieure à 50 °C ;
- en ajoutant un traitement chloré en continu au circuit d’eau.
- En installant un système de production ECS réalisant de manière automatique les chocs thermiques.

Pour éviter le rejet des eaux de l’immeuble vers le réseau d’eau public :

- installer systématiquement un système de séparation des réseaux d’eau (disconnecteur) sur l’appoint d’eau des circuits fermés.
Pour limiter les risques d’accident, on pourra installer un système de détection du monoxyde de carbone (CO) avec alarme sonore.

La chaufferie sera également remise aux normes en vigueur afin de protéger le bâtiment des risques d’incendie et d’inondation et de garantir aux intervenants en chaufferie de travailler de manière sécurisée :

- remplacement, tubage ou chemisage des conduits de fumée ;
- vérification des ventilations haute et basse de la chaufferie ;
- mise aux normes de la chaufferie : porte coupe feu et barre anti-panique, gaine pompier, flocage du plafond, détection gaz, coffret DTU, armoire électrique et signalétique.

Les spécificités BALAS

Les entreprises du Groupe BALAS travaillent bien évidemment dans les règles de l’art et le respect de la réglementation.
Leurs compétences sont attestées par la qualification Qualibat 5314 (Installations  thermiques à haute pression ou haute température, technicité exceptionnelle), mention économie d’énergie.

Le savoir-faire et l’expérience des équipes du Groupe BALAS s’expriment également à travers la qualité de la gestion de leurs chantiers et l’attention apportée au confort des habitants pendant les travaux :

- limitation des nuisances sonores grâce à un phasage adapté des différentes taches, par exemple
en planifiant les travaux bruyants exclusivement entre 10h et 15h00.

- limitation de l’emprise des zones de stockage grâce à une organisation rigoureuse de nos chantiers :
      - évacuation quotidienne des gravats dans la phase de démolition pour éviter un stockage dans l’immeuble
        et les risques liés
      - stockage des nouvelles tuyauteries et équipements en chaufferie exclusivement.

- maintien de la production d’eau chaude sanitaire pendant toute la durée du chantier, y compris grâce à la mise à disposition d’équipements provisoires BALAS si nécessaire.

- pose de séparateurs acoustiques des réseaux sur l’installation, afin d’éviter la transmission de vibrations de la chaufferie par les canalisations aux appartements ;

- mise en place de manchettes témoins sur l’entrée eau froide et la sortie eau chaude sanitaire pour surveiller la corrosion et le tartre dans les réseaux.

- mise en place d’un schéma de principe des installations, la mise en peinture conventionnelle des canalisations et le repérage par étiquetage des réseaux.

Les différents métiers au sein du Groupe BALAS permettent de limiter le recours à la sous-traitance à savoir :

- des Bureaux d’Etudes en interne à même de mener un audit sur l'existant, de dimensionner les équipements, de réaliser des schémas de principe et des plans d’implantations ainsi que d'estimer les gains d’énergie à attendre d’une nouvelle installation.
- un Service Electricité pour la partie régulation, courant fort, éclairage,…
- un Service Plomberie pour puisard, remplacement des fontes ,…
- un Service CVC pour tous les travaux de tuyauterie.

En pratique

Que fait-on de la cuve à fioul si elle existe ?


La réglementation impose de dégazer et de neutraliser la cuve qui émet des vapeurs explosives :

- soit en la démantelant, ce qui implique de la passiver avant de la découper et de l’extraire ;
- soit en la remplissant de sable.


Comment accéder à la cave ?


L’exiguïté des accès dans les immeubles anciens a deux conséquences :

- Le découpage in situ des installations existantes pour les extraire des caves ;
- le choix des matériels à implanter peut être conditionné par les accès à leur local d’implantation. Dans certains cas, on sera même obligé de les approvisionner en pièces détachées et les assembler sur place.


Que peut-on garder de l’installation existante ?


S’ils ne sont pas en mauvais état, on pourra conserver :

- la production d’eau chaude (échangeur et ballon)
- le pot à boue
- les tuyauteries (la distribution)
- les émetteurs (les radiateurs).

Il faudra donc généralement remplacer :

-l a (les)chaudière(s)
- le traitement d’eau
- les pompes ;

et ajouter, sauf s’ils existent déjà :

- une bouteille casse-pression
- un traitement anti-légionelle
- une régulation.

En option

Selon la façon dont la distribution dans les appartements est conçue, il est possible de faire poser une régulation et un comptage d’énergie pour le chauffage et/ou l’eau chaude par appartement : ceci modifie la règle habituelle de répartition des charges par millième de copropriété et permet de responsabiliser les habitants et par conséquent de diminuer les consommations énergétiques.

Les contrats de maintenance BALAS

- P1 : Gestion de l’énergie avec ou sans fourniture de combustible, et possibilité d’y associer un intéressement sur les économies réalisés.
- P2 : Maintenance préventive et exploitation des installations
- P3 : Garantie totale de maintien en état et/ou de remplacement de matériel défaillant.
- P4 : Contrat de financement des travaux associé à un contrat P2 et éventuellement P1 + P3 sur la durée de financement.

Des crédits d’impôts et autres aides à l’investissement (Certificats d’Economies d’Energie) peuvent intervenir et doivent faire l’objet de démarches lors de l’étude du projet.